J'ai encore cette envie, alors au cas où; imtherain.blogspot.com

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Le printemps chantant éclot ses fleurs sur ton visage
De vierge; de frais bourgeons couvrent tes pas
Et le soleil à l'aube de sa course offre de lumineux éclats
À ta chevelure d'or. Il est tôt, déjà les trilles du Rossignol apportent un sombre présage.

Rayonnante, sur tes lèvres cerises coule un breuvage
Qui sent l'ivresse et l'excès. Dans ta main gis
Une quantité effrayante de fruits trop mûrs. Et surgit
Une pie voleuse qui s'empare du plus beau, laissant au sol un véritable carnage.

Ta main fatiguée laisse s'évaporer tel un mirage,
Une pomme croquée. Des feuilles flottent dans l'air et effleurent
En silence ton sourire fané. Ton éden se perd dans des vapeurs
Ternes. Seules quelques corneilles se rappellent de mon ancien passage.

Un blizzard lancinant étreint tes membres sages,
Des yeux vides s'effacent de ton visage sans contours.
Il est déjà tard, et sur la neige pâle se détoure
Un nid vide sur lequel pleut une poussière provenant de la nuit des âges.

Photo : * ou bien *

# Posté le mercredi 17 juin 2009 18:17

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 10:05

Morceau choisi.

Morceau choisi.
La bouche pâteuse, je me réveille lentement, . Tu n'es toujours pas là, tu n'as toujours pas compris. La flamme vacille et s'éteint. Elle, a compris. Que fais tu ? Pourquoi fuis tu ? Pourquoi ne te rends tu compte de rien ? Tu n'avais pas le droit, pas le droit de partir, pas le droit de mourir ! Tu ne comprends pas n'est ce pas? Tu ne comprends rien de toute façon. Ça ira , ça ira mieux pensais je. Une revanche peut être alors ? Tu te barre pour m'anéantir comme je l'ai fait? J'ai cru l'espoir inutile, source de malheur. Maintenant qu'il est parti, tout est flou, j'étouffe, Chaque infime partie de mon corps me fait souffrir, chaque mot me fait pleurer, t'avais pas le droit....Salaud.
J'en rêve pourtant. De ton corps contre mon corps. De ta bouche cherchant la mienne. On se l'était promis.

Mais tu vois, là, j'ai besoin de me détruire, complètement, de détruire cette promesse. De passer à autre chose. J'ai honte j'ai peur, mais je ne peux plus reculer. Je me dois de ne pas reculer. J'ai besoin de souffrir. Pas physiquement, mentalement. De me dire que je fais une erreur. Ça ira, ça ira mieux...après.

Adieu.

Je t'aimais pourtant.

Thilde

# Posté le mardi 16 juin 2009 05:20

Modifié le mardi 07 juillet 2009 21:31

Thilde.

J'ai peur. Chaque instant, j'ai peur. Chaque pas, chaque inspiration. Peur de sombrer, peur des autres, peur de moi, de cette image que je dégage sans le vouloir, peur de ce qu'ils pensent. Peur d'avoir à jamais peur....
Lentement, je me sens étouffer, je me vois changer, tout fantasme effrayant est devenu vie quotidienne, tous les interdits font partie de moi maintenant. J'essaye de comprendre, tout ce que je vois, c'est cette éternelle envie de fuir. Échapper à ce que je deviens.
J'ai le besoin maladif d'être aimé. Et je n'arrive jamais à me contenter de ce que je possède. Ce cher Miyazaki a déclaré que le propre de l'homme est de vouloir posséder tout ce qu'il y'a entre Ciel et Terre. Moi je préfère obtenir ce qui se trouve du côté gauche de la cage thoracique de mes semblables.
A vrai dire, je donnerai tout pour savoir exactement ce que je veux. Pour que tout devienne enfin clair, évident. Même savoir qu'il n'y a absolument plus d'espoir. Je vis en suspens, en apnée depuis trop longtemps. et tout ceci est de ma faute.
Me plaindre est ma plus forte haine. Malheureusement, je n'ai, moi aussi, que des larmes à offrir, les sourires j'en profite quand ils sont là. Je les garde même, dans une petit boite, au fond, tout au fond de ma tête...mais, comme un jouer oublié, j'ai l'impression qu'elle a pris la poussière depuis longtemps maintenant.
Mon corps même se déforme. Le mot opération a été comme un coup traitre. Je ne veux pas qu'on me les enlève, ces quelques heures de joies frénétiques, ces quelques heures où il n'y a plus rien, plus personne, rien que la musique, la danse, moi, seule, comme à ma place au milieu du monde.
Rien n'est sûr, évidement, je ne devrais pas m'inquiéter, attendre au moins, mais l'écriture n'a jamais été une chose réfléchie pour moi. Si désordonné, si soudaine. Un déferlement de pensées dont je ne suis pas fière. Alors quand l'angoisse me prend, même pour un pied un peu tordu, même pour un manque de confiance, même pour un désir violent, je les jette ici pour finalement remettre les choses là où elles devraient être.
Je vais continuer. Je vais dépoussiérer ma petite boite et y enfermer toutes les belles choses du monde qu'il me reste à voir



Ps : ces filles comptent énormément pour moi
Thilde.

# Posté le samedi 02 mai 2009 18:01

Meeting point : Orsay

 Meeting point : Orsay
Pour une fois, pas de mots :)
Détestez-moi de l'avoir mis en ligne cet article, mais sachez que j'ai passé un très agréable après-midi.

P-P

# Posté le lundi 20 avril 2009 21:01

Fanny, second billet.

Fanny, second billet.
J'aimerais être le mime marseau, pour que personne ne puisse savoir si les sentiments qui encombrent mon visage sont sincères ou non. J'aimerais lire dans les pensées, pour pouvoir réagir avant de connaître la vérité, et parce qu'il est pire de ne rien savoir du tout. J'aimerais que l'on me dise méchante, pour faire du mal avec moins de remords, mon caractère seul serait à blâmer. J'aimerais parfois être folle, pour ne plus avoir chercher les réponses et ne plus faire la part des choses. J'aimerais être enfant, pour expliquer mon immaturité qui me rattrape quelquefois. J'aimerais être à nouveau bercée d'illusions, sans savoir pourquoi les choses sont faites ainsi. J'aimerais être égoïste, pour avoir peur de mourir. J'aimerais être différente, sans avoir à me forcer à y croire. J'aimerais être invisible, et observer les gens que j'aime quand je ne suis pas là. J'aimerais être célèbre, pour me foutre des ragots et de l'hypocrisie. J'aimerais être un homme, et donner plus facilement à pleurer. J'aimerais être éphémère, pour ne pas me soucier du lendemain. J'aimerais avoir beaucoup de talent, pour être jalousée. J'aimerais être différente une fois de plus, pour que les inconnus me reconnaissent sans savoir qui je suis. J'aimerais être riche, pour changer ma vie matériellement à mes envies et détenir peut-être une plus grande part de contrôle sur tout le reste. J'aimerais être teigneuse, pour pouvoir battre avant de pleurer. J'aimerais être bête à un point tel que je ne me poserais plus aucune question. J'aimerais être laide, pour qu'à l'intérieur je sois plus belle. J'aimerais être amante toujours, et ne savoir qu'aimer. J'aimerais être différente cette fois encore, pour que l'on ait envie de me découvrir. J'aimerais du mystère et de la vitalité. J'aimerais connaître ma mort, pour vivre avant. J'aimerais être monstrueuse, pour que l'on me déteste de façon légitime. J'aimerais être une ½uvre d'art, pour me moquer de l'avis des critiques. J'aimerais être un personnage sans image, et changer de rôle. J'aimerais être animale, pour qu'on m'enlève toute conscience. J'aimerais être différente, autre que je ne le suis, me détester et haïr les autres tout autant, ne plus avoir à regretter ni penser mes gestes ou mettre ma spontanéité à épreuve. J'aimerais rire du malheur des autres, pour ne plus m'inventer le mien. J'aimerais être dans un film infini, et savoir que tout n'est qu'irréel, que la vie est toute autre pour ne plus me soucier de rien d'autre qu'aujourd'hui. J'aimerais être lue, touchée, écoutée, envolée, entraînée, battue, pardonnée, chérie, inconnue, innée, invaincue, cloîtrée, respirée, fracturée, endormie, blessée, bercée, goûtée, perdue, perchée, rompue, rêvée, vécue, morte.

***

# Posté le lundi 20 avril 2009 10:10

Flora, billet n°2

Flora, billet n°2
Avez vous déjà eu cette impression étrange que cette fois, ce n'est pas vous qui avancez et le paysage qui défile, mais le paysage qui avance et vous qui défilez sous ses yeux ? Je pense pouvoir affirmer aujourd'hui que c'est mon cas. Je viens tout juste de me rendre compte qu'un jour, je ne sais trop encore le quel, je me suis assise et j'ai écrit sur mon front STOP. Parce que je me sentais dépassée, que le monde courrait plus vite, et que moi j'étais figée dans un mouvement immobile. Un pas en avant, puis un et demi en arrière. Maintenant que je le vois, ça me fait tout drôle. J'ai presque envie de crier "revenez, je veux être avec vous et comme vous", mais j'ai bien trop de fierté pour ça, et parce qu'au fond, je sais que je détesterais être pareille. Alors à tout malheur est bon, puisque je me sais unique ici. Je ne dis pas ça par prétention, je le dis parce que je suis seule. Mais il est bien une chose qui pourrait rivaliser avec moi. C'est mon ombre.
Je voudrais que ma vie soit une feuille de papier, j'en ferais de minuscules morceaux que j'offrirais au vent.
Je ne sais quel sens réel ont ces mots, tout ce que je sais c'est qu'il étaient là et n'attendaient que de sortir. Je pourrais émettre diverses hypothèses quant à ce qui a pu être l'élément déclencheur. Certaines que je sais fausses, pour me berner et noyer les réelles dans la masse. Mais ce n'est pas mon intention. Qui écoute vraiment quand il ne comprend pas ?

Photo

# Posté le dimanche 15 mars 2009 09:00

Modifié le lundi 16 mars 2009 16:13

ma naissance

J'ai le c½ur au bord des lèvres et des épines pleins la peau.
Des étincelles acides autour du crâne, j'accroche un sourire hypocrite à mon visage, à ma muraille.
C'est atrocement douloureux de tomber amoureuse d'une personne qui finalement n'existe pas. Qui n'a vécu que l'espace de deux heures fulgurantes et illuminées, avant de disparaître, de se dissoudre comme une poignée de cendres dans le vent. Jamais plus je ne le reverrais, ne croiserait son regard possédé ni n'entendrait sa voix déchirante. Il n'existe dorénavant plus qu'en moi, où il se débat, à l'étroit dans mon âme trop humaine.
Je ne suis plus qu'une boule d'agressivité, je voudrais blesser ceux qui m'entourent pour les forcer à ressentir un dixième de la douleur qui me déchire, de mon désarroi, de ma peur. Hypersensible, chaque mot me transperce et me dégoûte par sa vacuité et son absence totale de sens. Il n'existe donc aucun mot humain pour exprimer ce que je ressens ? Tout me paraît vain et superficiel, jusqu'à ces larmes que je sens s'amasser au fond de ma gorge d'acier.
Je refuse de dormir. Je veux d'abord extraire tout ce que je pourrais de cette soirée et de ses merveilles rugissantes, de ces instants de félicité pure. Parce que je sais pertinemment que demain, ma raison aura digéré ce déchirement et cette mélancolie lancinante. Il ne restera plus rien de mon c½ur en bouillie et de ma peau enflammée. Je ne comprendrais plus la magie de ces quelques instants passés dans le froid mordant de cette nuit de février, à hanter un trottoir sombre, dans l'espoir que son acteur, que sa figure humaine, m'aperçoive et que l'espace de quelques secondes miraculeuses j'existe dans son monde. Parce que oui, je me contenterais même de ça... Alors que demain tout cela me paraitra terriblement futile et enfantin, bien trop romantique pour ne pas être pitoyable... Demain sera le retour de la raison et de la mesure, cette nuit est l'empire du désir flamboyant et de la douleur muette.
Je ne me suis jamais sentie aussi vivante, ni autant brisée. Je me sens à bout de force mais immense, comme épanouie sous l'effet de trop de larmes intérieures.
Déjà, j'oublie ses traits, ses yeux hallucinés, ses gestes, sa manière nonchalante de fumer dans le noir d'une scène vide, sa folie implacable aux hurlements douloureux. Et je ne les retrouverais jamais, parce que son existence bouleversante s'arrête là.
Ce soir, Hamlet m'a fait naître à moi même.

chloé
ma naissance

# Posté le samedi 14 mars 2009 12:09